Atelier l'Air de Rien

COLLAGES – Petites Folies Végétales 2016

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Les Petites Déclarations

Les Petites Déclarations ne sont ni plus ni moins que de minuscules anecdotes autour du désir.

Dessin aux crayons sur papier de soie apprêté, parfois pudiquement revêtu de papier calque, mots. 2015

 

Fragments d’intime 2014

Miami 2014
Techniques mixtes sur verre

Entrelacs

 

Exposition à la galerie Edouard Roch, Ballens

 

Installation " à l'écart"

détail de l'installation "à l'écart"

2010 – 2011 Fragments d’intime

Bercée par l’univers d’Anaïs Nin, je puise mes images dans les photographies du nu 1900 pour créer des catelles érotiques. Intérieurs revisités, mises en scènes personnelles de ces femmes mises à nu mais toujours empreintes de pudeur. Le mystère subsiste de sorte à laisser place au rêve et au fantasme. La catelle, support certes à ces fragments d’intime, évoque aussi le cabinet de toilette ou encore la cuisine et devient ainsi témoin de scènes quotidiennes.

La foisonnante nature, dans son dernier tressaillement d’élégance automnale, invite les visiteurs à s’introduire dans une petit cabinet et à découvrir de jolies fleurs intemporelles en papier glacé. La décadence des rameaux ambrés en métamorphose laisse place à l’exubérance feutrée du cabaret.

De belles dames, qui dévoilaient leurs charmes il y a plus d’un siècle, reprennent leur pose gracieuse dans le boudoir capitonné de Barbara Biaggio. L’artiste se transforme en architecte d’intérieur et offre à chacune de ces exquises créatures un écrin à la mesure de leur envoutement. Ces beautés miniatures, fragiles, se prélassent sur des fragments de céramique, des morceaux de porcelaine ou des tuiles d’ardoise abandonnées.

Epinglées au mur, ces dernières se donnent, à s’y méprendre, des airs de pin-up, n’hésitant pas à s’approprier l’espièglerie affriolante et la naïve provocation de leurs héritières d’après-guerre. La mollesse des corps se confronte à la rigidité du support, les courbes se fondent dans les lignes d’une perspective enivrante insoluble…

Les apparence, qui donnent à penser que seules de timides nymphes sont autorisées à séjourner dans ce nid, sont plus que jamais trompeuses. Le galop du naturel, qui refuse décidément d’être congédié sans ménagement, ne tarde pas à retentir. Après tout, nous souviendrions-nous de l’innocente Suzanne si ses ablutions n’avaient pas été épiées?

Aussi vrai que le yang cherche inlassablement son ying depuis la nuit des temps, la gent masculine ne s’est pas faite longuement prier avant de se glisser dans cet univers d’amazones pacifistes. Une complémentarité heureuse qui se retrouve également dans l’acte créatif. L’époux de l’artiste s’est volontiers fait charpentier de la petite garçonnière qui abrite les merveilles de sa femme. Le plaisir de découvrir l’opportune pointe de virilité et d’impertinence ne sera pas dérobé au  visiteur.

Cette petite boîte à bijoux pleine de douceurs et de sensualité est à déguster comme les friandises d’une bonbonnière.

2001 – Rythmes sur métal: questions– réponses

Rythmes sur métal: questions– réponses
2001 – Barbara Biaggio

D’un côté, le geste rapide en quête de rythme, pinceau sur papier, invite la trace jetée, dansée qui se profile sur le papier plissé et modèle un mouvement.
De l’autre, en face, la réponse à l’éphémère s’inscrit dans le métal, faite de rouille. La trace dénonce le temps, bien qu’elle soit toujours en mouvance, le processus pouvant s’acheminer encore.

2001 – Rendre l’âme à qui de droit

Rendre l’âme à qui de droit
2001 – Barbara Biaggio

Série sur toile initiée en 2000, technique mixte.

Le blanc suggère une évocation de l’âme, de ce qui peut être essentiel. Tout le travail est axé sur cette quête d’épuration. En partant de collages et de matières sur la toile, j’ai cherché à enlever l’inutile. Mais qu’est-ce qui est réellement essentiel ? Qu’est-ce qui m’est indispensable pour pouvoir dire, communiquer, donner à voir ? Ces questions permanentes ont sillonné ce travail échelonné sur un peu plus de trois ans. L’impression est celle d’être dans le processus inverse de l’habituel, soit celui de choisir ce que je montre, en mettant en évidence et en cachant aussi. Cette fois, la démarche est celle de m’interroger différemment, en me préoccupant de ce qui est nécessaire. Ainsi le mouvement a été aussi de celui de recouvrir, de maintenir un élément et parfois de découvrir à nouveau.

L’âme, comme souffle primordial à l’existence, la rendre à qui de droit, c’est avant tout ma propre quête d’une essence vitale, une manière de questionner le sens profond de mes choix et les raisons qui les sous-tendent. En quelque sorte, cette démarche tend à épurer, pour mieux habiter l’espace, que ce soit celui de la toile, comme tout autre espace intérieur ou extérieur appartenant à tout un chacun.

2000 – Les Apparus

Les Apparus

2000 – Barbara Biaggio

Festival Image off, Anciens Ateliers Mécaniques, Vevey

Sur le thème « désaffectés », j’ai proposé une installation de plusieurs plaques en métal dans l’espace. J’ai cherché à instaurer une relation entre la rouille du métal et une intervention picturale. Le métal, matériau appartenant au lieu, la rouille symbolisant l’abandon et le temps passé, la mise en oeuvre de ces éléments dans une démarche actuelle évoque le dialogue entre l’hier et l’aujourd’hui. C’est ainsi un hommage aux ouvriers de ces lieux.

Réaffectation culturelle aux anciens ACMV (Journal IMAGES’)

Les anciens Ateliers de Constructions Mécaniques de Vevey sont une carcasse vide, une dépouille physique d’un témoin du passé, une écorce stérile et vétuste qui crie son agonie dans un recoin de Vevey. Au-delà de cette vision morbide, les ACMV sont une usine désaffectée victime de la jungle urbaine et de son évolution. Le bâtiment, ses murs et l’espace qu’ils s’attribuent , représentent une plate-forme idéale pour une exposition unique dans sa nature et dans le temps. L’art ressuscite, le regard respire.

Dans cet espace brut, la finesse d’un grain rencontre le cri d’une matière et lorsque vous pénétrez le corps de ce géant translucide, de multiples couloirs, escaliers et fenêtres de toutes tailles se succèdent sans ordre apparent pour vous permettre de découvrir à chaque pulsation, les nouveaux organes du colosse de béton et les oeuvres qui l’habitent. Cette nouvelle vie, éphémère, réclame votre attention.

Les ACMV accueillent une exposition indépendante et sans démagogie qui tranche dans le vivier créatif de la région. Pas moins de 35 artistes exposent leurs oeuvres dans les entrailles de cette carcasse industrielle née de la folie de pierre et de métal des hommes. Le Collectif Ex-acmv vous propose ce requiem artistique, sur le thème »désaffectés » rythmé par la créativité débridée des artistes s’exprimant par tous les moyens et sans complexe (notamment: photographie, peinture, sculpture, vidéo, danse, chant et musique).

Article de presse

Dans les anciens ateliers des ACMV des artistes de toutes disciplines s’inspirent et habitent le vide. La rouille, les poutrelles, les casiers vides et les murs lépreux suscitent des postures et des dérives créatrices, relevant autant de l’art que de l’ethnologie. Photos, peintures, sculptures et « installations » sont répandues sur trois niveaux, dans un harcèlement sonore de voix nasillardes, voulant suggérer l’ancienne présence des ouvriers.

Le mot « désaffectés » a été tiré en tous sens. Du concret historique de ces locaux, avec des photos d’archives d’ateliers, tirées sur plexiglas à la maquette d’un site archéologique romain ou à l’extrapolation à d’autres lieux abandonnés, églises irlandaises ou prison vétuste. Désaffectés également ces sites ordinaires peuplés d' »affects » personnels puis oubliés.

Dérives ludiques

Certains créateurs se réapproprient les lieux vides et leur morne décor pour y jouer des jeux narcissiques. Parades de corps nus accrochés aux casiers, entrevus dans la pénombre des piliers, derrière les grillages, jouant de la solitude rêveuse ou inquiète. On a aussi imaginé l’herbe envahissante et les animaux occupant les salles. Et dans l’absence confirmée la réflexion se donne libre cours. La sculpture évoque les cycles éternenls inscrits dans des gestes minimaux et éphémères, des projections invitent à rêver la forêt ou à défaillir aux scènes d’abattoir sur peau de vaches. Une artiste peintre célèbre l’Office des Ténèbres, « désaffection » absolue, tandis que d’autres transcendent la rouille en grandes fresques ou en lames de fer rongé. On découvrira les photographes du groupe « Baryte » présentant des photos très intéressantes d’objets ou de lieu mis hors jeu. Parcours de mélancolie et d’étrangeté. M.S.

2000 – Leysin

Leysin

2000 – Barbara Biaggio

La peinture est médiatrice d’un voyage perpétuel de l’intérieur vers l’extérieur. Chaque tableau devient histoire transformée dans l’acte créatif, révélée partiellement par des frottements sur le support, cachée volontairement par des papiers collés, comme un choix déterminé et sans cesse renouvelé de ce qui est à dire.

Des écritures étranges évoquant un passé lointain racontent l’existence d’un monde inconnu. Le souci permanent est celui de transformer les éléments à un état matériel, psychique ou émotionnel. L’oeuvre devient emblème de création par son existence, en offrant un niveau différent, voire nouveau de perception.

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